Auction 822, Moderne Kunst 4. Juni 2002, 04.06.2002, 10:30, Köln Lotto 387

Camille Pissarro, Étude pour la Moisson

Camille Pissarro, Étude pour la Moisson, 1876, Auktion 822 Moderne Kunst 4. Juni 2002, Lot 387

Pastellkreiden auf elfenbeinfarbenem Papier 20 x 25,2 cm (Passepartout-Ausschnitt), unter Glas gerahmt. Unten links in Braun signiert und datiert C. Pissarro 1876. - Fest in Passepartout montiert.

Mit einer Bestätigung von Christopher Lloyd, London, vom 19. Februar 2002

Provenienza

Sammlung Kelekian, Paris; Sammlung Lesturgeon, Paris (handschriftliche Angaben in Tinte auf der rückwärtigen Rahmungspappe); deutsche Privatsammlung Frankfurt (vor 1938); seitdem in Familienbesitz.

Vorstudie zu dem Gemälde "La Moisson à Montfoucault" aus dem gleichen Jahr, das im April 1877 auf der 3. Ausstellung der "Peintres Impressionistes" gezeigt wurde, sich im Besitz von Gustave Caillebotte befand und als Teil der "Legs Caillebotte" in das Musée du Luxembourg gelangte, heute im Musée D'Orsay, Paris (vgl. Ludovic-Rodo Pissarro/Lionello Venturi, Camille Pissarro, Son Art, son oeuvre, Paris 1939, Bd. II, Nr. 364 mit Abb. Tafel 72).

Das mit weichem, farbigen Strich ausgeführte Pastell läßt sich, wenn auch in der Ansicht und den Details differierend, mit dem Motiv des Gemäldes unmittelbar vergleichen: die Darstellung eines hellen, sommerlichen Feldes mit den abgeernteten und zu zwei Hügeln zusammengestellten Garben vor einer Baumkulisse, es findet sich auch die Frauenfigur mit einer Garbe unter dem Arm wieder, im Gemälde als Rückenfigur, im vorliegenden Pastell frontal wiedergegeben. Die stilistisch wie motivlich so typische impressionistische Darstellung modelliert die Bildgegenstände klassischerweise ganz aus der Farbe.

"À Pontoise et à Montfoucault, comme plus tard à Osny, puis dès 1884 à Eragny, près de Gisors, Pissarro peignit quasi exclusivement les paysages qui l'entouraient. Il ne rechercha pas des motifs rares, des horizons exceptionnels. 'Le nouveau, écrivait-il à son fils Lucien, ne se trouve pas dans le sujet, mais bien dans la facon de l'exprimer'. - Au contraire de Monet et de Sisley, 'peintres de l'eau', Pissarro fut un terrien, choisissant ses sujets dans cette campagne d'Ile de France qu'il avait élue, et où les gens et les choses lui étaient familiers. Dans la plupart des peintures à l'huile, des pastels et des gouaches (...) on retrouve les mêmes personnages. (...) Le geste du bûcheron, la sieste de la villageoise, le mouvement de la femme qui se coiffe, qui ramasse de l'herbe, ou qui se baigne sous des ombrages de saules, voilà ce que veut saisir l'oeil de Pissarro, sensible aux moindres changements de la lumière. - On a voulu discerner dans ces bucoliques une influence de Millet. Sans doute, le peintre d'Eragny comme celui de l'Angélus s'est-il plu à représenter les travaux des champs. Mais, Millet nous montre ses paysans dans des occupations idéalisées, dans des poses choisies. Il leur prête une stature épique. Rien de tel chez Pissarro. Son seul souci est de peindre ses voisins avec vérité, dans leur comportement de tous les jours, dans toute la variété de leurs travaux et de leurs plaisirs. Huysmans fut le premier à le reconnaître: ' M. Pissarro, écrit-il, s'est entièrement dégagé des souvenirs de Millet; il peint ses campagnards, sans fausse grandeur, simplement, tels qu'il les voit.'" (Francois Dault, Zitat aus: Ausst. Kat. Camille Pissarro, Berner Kunstmuseum, Bern 1957, S. 8)

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